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Niveau: Intermédiaire · 9 leçons

Claude.ai en profondeur

L'assistant web et mobile : projets, artefacts, styles, la famille d'applications, et les questions de compte et de confidentialité à régler avant tout déploiement en équipe.

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Maîtriser Claude.ai : Projets et artefacts

Au-delà du simple chat, Claude.ai propose deux outils que les débutants manquent souvent.

Projets : un espace qui contient un contexte persistant (instructions personnalisées + documents de référence) réutilisé dans toutes les conversations du projet. Au lieu de coller votre brief à chaque fois, vous le posez une fois dans le projet. C'est l'équivalent grand public d'un CLAUDE.md.

Artefacts : lorsque Claude produit un livrable autonome (un document, du code, une page HTML, un tableau), il l'ouvre dans un panneau séparé, modifiable et versionné, à côté de la conversation. Vous pouvez l'itérer sans noyer le chat.

Bonnes pratiques :

Points clés
  • Projets = contexte persistant (instructions + docs) réutilisé partout
  • Artefacts = livrables modifiables et versionnés dans un panneau dédié
  • Placez le récurrent dans le Projet, pas dans chaque message

Faire migrer un siège payant vers un plan Team sans rien perdre

Une entreprise commence en général avec une seule personne qui paie un plan individuel, puis décide de déployer Claude à toute l'équipe. À ce moment-là, une crainte naturelle apparaît : créer un plan Team va-t-il effacer le compte déjà existant, avec ses conversations, ses projets, sa mémoire ? Non, mais la mécanique réelle a un bon ordre et un mauvais ordre, et se tromper d'ordre coûte à la fois de l'argent et du contenu.

Créer une organisation (un plan Team) à partir d'un compte individuel payant existant ne détruit pas ce compte personnel. Les deux coexistent ensuite, et un sélecteur de compte permet à la même personne de basculer entre son espace personnel et l'espace de l'organisation. Le titulaire de l'équipe peut garder un abonnement personnel actif en parallèle de la nouvelle organisation sans conflit.

Ce qui piège les gens, c'est ce qui arrive à un coéquipier qui a déjà son propre plan payant. Migrer le compte individuel de cette personne VERS l'organisation est une opération à sens unique : elle transfère ses conversations, projets, fichiers et mémoire vers l'espace de l'organisation, et elle annule automatiquement son abonnement individuel dans la foulée. Cette annulation automatique ne se déclenche que dans cet ordre précis.

Un dernier point à vérifier avant un déploiement : un palier individuel premium ou surclassé n'équivaut pas automatiquement à un siège d'équipe standard. Si quelqu'un était sur un plan individuel à fort usage, le faire basculer sur un siège d'équipe standard peut représenter une vraie régression de capacité, pas juste une formalité administrative. Ouvrez l'écran de facturation réel et vérifiez exactement ce que chaque siège inclut, et tant que vous y êtes, vérifiez si le siège du titulaire de l'organisation lui-même est compté et facturé comme l'un des sièges payants. Supposer qu'un effectif annoncé correspond à l'effectif facturé est un moyen facile de se tromper d'un siège sur la facture.

Points clés
  • Créer une organisation à partir d'un compte individuel payant ne détruit pas ce compte : les deux coexistent, on bascule entre eux avec un sélecteur de compte
  • Migrer le compte individuel payant d'un coéquipier vers l'organisation transfère conversations, projets, fichiers et mémoire, et annule automatiquement son abonnement individuel
  • Annuler d'abord, rejoindre ensuite est le mauvais ordre : il fait perdre le transfert automatique de contenu
  • Un palier individuel premium et un siège d'équipe standard n'ont pas la même capacité : vérifier l'écran de facturation, y compris si le siège du titulaire est facturé

Ce qui casse en premier quand on arrive de ChatGPT

Quiconque forme un groupe de nouveaux utilisateurs venant d'un autre assistant IA voit apparaître les mêmes quelques plaintes, à peu près dans le même ordre, à chaque fois. Connaître cet ordre à l'avance transforme une session de formation d'une série de surprises en une session où l'on répond à la question avant même qu'elle soit posée.

La première chose qu'un nouvel utilisateur essaie, presque à chaque fois, c'est de demander une photo ou une illustration. Claude n'a pas de génération d'image native. Il est réellement bon pour les diagrammes, les graphiques et les visuels vectoriels construits à partir d'instructions structurées, et il peut être connecté à un générateur d'images tiers via un connecteur (un pont de type plugin vers un service externe), mais il ne produit pas de photos ni d'illustrations par lui-même de base. C'est de manière fiable la première déception d'une démonstration.

Le deuxième point de friction est la mémoire, et il est plus subtil car il ressemble à un bug plutôt qu'à un choix de conception. La mémoire ici est constituée de deux systèmes séparés sans pont entre eux : d'un côté une synthèse continue et évolutive des conversations ordinaires et générales d'une personne, de l'autre une mémoire limitée à un espace de travail projet spécifique. Un utilisateur qui s'attend à une seule mémoire continue sur tout va conclure qu'"il a oublié" au moment même où il regarde simplement au mauvais des deux endroits.

Le troisième point de friction, ce sont les fichiers, et il produit environ la moitié de tous les premiers signalements de type "ça ne marche pas", combinés à la confusion sur la mémoire ci-dessus. Un tableur avec des formules actives a besoin de la capacité d'exécution de code (Claude exécute réellement du code pour calculer le résultat) pour être traité correctement ; sans cela, les formules ne sont pas évaluées. Un document au format Word, quant à lui, est lu comme du texte brut uniquement : pas de gras, pas de titres, aucune conscience de la mise en page, juste les mots.

Enfin, une traduction directe du vocabulaire évite beaucoup de questions confuses de la part de quelqu'un habitué aux termes d'un assistant concurrent :

Points clés
  • Pas de génération d'image native : diagrammes, graphiques et visuels vectoriels oui, photos et illustrations non, sauf si un générateur tiers est branché via un connecteur
  • La mémoire est constituée de deux systèmes séparés sans pont : une synthèse continue des conversations ordinaires, et une mémoire limitée à un espace de travail projet
  • Les tableurs avec formules ont besoin de l'exécution de code ; un fichier Word est lu comme du texte brut sans conscience de la mise en forme
  • Correspondance de vocabulaire : le GPT personnalisé correspond à un espace de travail projet, le canvas correspond à un artefact, le plugin correspond à une skill plus un connecteur

Liens publics, opt-out d'entraînement et résidence des données sont trois questions

Un déploiement d'équipe précipité tend à réduire trois questions de confidentialité séparées à une seule hypothèse confortable : "c'est un plan business payant, donc tout est privé". Chacune des trois a une réponse différente, et les traiter comme un seul fait acquis est exactement ce qui provoque une vraie exposition.

La première question est le partage. Une conversation ou un artefact partagé via un lien public est réellement public, pas privé mais difficile à trouver : un contenu partagé de cette manière a effectivement été retrouvé indexé par des moteurs de recherche. La posture sûre est privé par défaut, avec un examen périodique des partages actifs, jamais partagé puis oublié.

La deuxième question est l'opt-out d'entraînement. Sur les plans grand public, autoriser les conversations à être utilisées pour améliorer les modèles sous-jacents est un réglage actif que l'utilisateur doit aller chercher et désactiver lui-même ; ce n'est pas désactivé par défaut. Quiconque suppose que son compte grand public est automatiquement exclu de l'entraînement devrait aller vérifier le réglage plutôt que de le supposer.

Les paliers business et professionnel changent cela : l'engagement contractuel y est précisément que le contenu client n'est pas utilisé pour entraîner les modèles. C'est une garantie réelle et significative, mais elle ne répond qu'à la question de l'entraînement. Elle ne dit rien en elle-même sur l'endroit où les données vivent physiquement.

Cela amène la troisième question, distincte : la résidence des données, c'est-à-dire si les données sont effectivement hébergées dans une région spécifique pour une raison réglementaire ou contractuelle. Cela n'est pas réglé par la garantie d'opt-out d'entraînement, et le service standard ne s'engage pas sur une région spécifique par défaut, même sur les paliers business. La résidence a besoin de sa propre réponse, confirmée par écrit par le fournisseur pour le besoin de conformité précis en question. Ce n'est jamais quelque chose à affirmer de mémoire ou à déduire de l'engagement sur l'entraînement, car les deux sont réellement des promesses différentes.

Mis bout à bout : le partage contrôle qui peut voir un contenu précis, l'opt-out d'entraînement contrôle si le contenu façonne les futurs modèles, et la résidence contrôle où se trouvent les données. Un déploiement qui n'a vérifié qu'un seul des trois n'a pas vraiment vérifié la confidentialité, il en a vérifié un tiers.

Points clés
  • Une conversation ou un artefact partagé par lien public est réellement public et a été retrouvé indexé par des moteurs de recherche : privé par défaut, examiner périodiquement les partages actifs
  • Sur les paliers grand public, laisser les conversations améliorer les modèles est un réglage actif que l'utilisateur doit aller désactiver lui-même ; ce n'est pas désactivé par défaut
  • Les paliers business s'engagent contractuellement à ne pas utiliser le contenu client pour l'entraînement, ce qui est une garantie plus étroite que la résidence des données
  • La résidence des données est une question séparée et non réglée : la faire confirmer par écrit par le fournisseur pour un besoin de conformité donné, jamais l'affirmer de mémoire

Les projets en profondeur

Un Projet dans Claude.ai est un espace de travail persistant qui regroupe trois éléments : un ensemble de fichiers téléchargés (appelés base de connaissances du projet), un bloc d'instructions personnalisées, et l'historique complet de toutes les conversations que vous ouvrez à l'intérieur. Contrairement à une conversation ordinaire, qui oublie tout dès que vous la fermez, un Projet conserve son contexte indéfiniment, de sorte que chaque nouvelle conversation ouverte dans le Projet "connaît" déjà vos documents et vos règles.

La base de connaissances du projet est la bibliothèque que Claude consulte avant de répondre. Vous téléchargez des fichiers (PDF, fichiers texte, tableurs, code) ou collez du texte brut directement. Claude indexe ce contenu et peut le citer, le résumer ou raisonner dessus dans n'importe quelle conversation du Projet. Les bons candidats pour la base de connaissances incluent :

Les instructions personnalisées constituent un prompt système permanent (un ensemble de règles injectées avant chaque conversation) que vous rédigez une seule fois et n'avez plus jamais besoin de répéter. Utilisez-les pour définir le ton ("répondre toujours en français soutenu"), le rôle de Claude ("vous êtes un rédacteur senior pour une entreprise SaaS B2B"), ou des contraintes ("ne jamais recommander de concurrents"). Les instructions d'un Projet remplacent les instructions personnalisées globales que vous avez peut-être définies dans les paramètres de votre compte, ce qui vous permet d'avoir des comportements différents selon les Projets.

Comme la base de connaissances et les instructions sont persistantes, les Projets sont l'outil idéal pour tout flux de travail récurrent : un rapport hebdomadaire, un compte client, un sujet de recherche ou un produit que vous assistez. Ouvrir une nouvelle conversation dans un Projet existant ne vous coûte rien en préparation, et Claude repart exactement du point où la base de connaissances partagée s'était arrêtée.

Points clés
  • La base de connaissances du projet est une bibliothèque de fichiers persistante que Claude consulte dans chaque conversation du Projet
  • Les instructions personnalisées agissent comme un prompt système permanent, défini une fois, appliqué automatiquement
  • Les nouvelles conversations dans un Projet héritent de toutes les connaissances et instructions sans aucun copier-coller
  • Les Projets conviennent aux flux de travail récurrents où le même contexte est nécessaire de façon répétée

Instructions personnalisées et styles

Claude.ai (l'interface de conversation) et Claude Cowork (l'agent de bureau) vous permettent tous les deux de définir des instructions personnalisées : un bloc de texte que Claude lit silencieusement avant chaque conversation. Considérez-le comme un briefing permanent que vous rédigez une seule fois, pour ne plus jamais avoir à vous répéter.

Dans Claude.ai, ouvrez votre profil et trouvez Instructions personnalisées. Vous pouvez indiquer à Claude votre rôle, le registre de langue souhaité, le format de sortie et les éléments à éviter. Dans Claude Cowork, l'équivalent se trouve dans le panneau des paramètres du projet, sous Instructions du projet. Les deux acceptent du texte en prose et des listes à puces.

De bonnes instructions personnalisées couvrent quatre domaines :

Une fois enregistrées, toutes les nouvelles conversations héritent automatiquement de ces règles. Vous pouvez les remplacer pour une seule session en le précisant simplement à Claude dans cette conversation, mais les instructions sauvegardées restent inchangées pour la prochaine fois.

Points clés
  • Les instructions personnalisées s'appliquent automatiquement à chaque nouvelle conversation.
  • Elles couvrent le rôle, le ton, le format et les contraintes absolues.
  • Claude.ai utilise des instructions au niveau du profil ; Cowork utilise des instructions au niveau du projet.
  • Vous pouvez remplacer les instructions pour une session sans perdre la version sauvegardée.

Artefacts que vous pouvez partager

Lorsque vous demandez à Claude.ai de produire un document, un bloc de code ou une petite application interactive, le résultat apparaît dans un panneau dédié appelé un artefact. L'artefact se trouve à côté de la conversation plutôt qu'à l'intérieur, ce qui vous permet de le lire, de le copier ou d'interagir avec lui sans perdre le fil du chat.

Il existe trois types d'artefacts. Un artefact document contient du texte mis en forme, comme un rapport, un brouillon de contrat ou un guide pratique. Un artefact code affiche du code source avec coloration syntaxique, copiable en un clic. Un artefact mini-app (également appelé artefact rendu) exécute du HTML, du CSS et du JavaScript directement dans le navigateur, vous permettant de voir une calculatrice, un quiz ou un graphique en fonctionnement sans quitter la page.

Chaque artefact dispose d'un bouton Partager. En cliquant dessus, vous obtenez un lien public que n'importe qui peut ouvrir, même sans compte Claude. Le destinataire voit l'artefact dans un visualiseur épuré et peut interagir avec les mini-apps comme s'il les avait construites lui-même. Vous pouvez également remixer un artefact partagé : ouvrez le lien, cliquez sur Remix, et Claude démarre un nouveau chat avec cet artefact prêt à être modifié.

Points clés
  • Artefact : panneau de sortie à côté du chat pour les documents, le code ou les applications en direct.
  • Les artefacts mini-app exécutent du HTML et du JavaScript en direct dans le navigateur.
  • Le bouton Partager crée un lien public qui fonctionne sans compte Claude.
  • Remix charge un artefact partagé dans un nouveau chat pour que chacun puisse le modifier.

Claude sur mobile et par la voix

L'application mobile Claude.ai (iOS et Android) met le modèle conversationnel complet entre vos mains. Vous pouvez saisir du texte, en coller, partager des images depuis votre photothèque et importer des documents. L'interface s'adapte aux petits écrans : les longues réponses sont paginées et faciles à faire défiler.

La saisie vocale vous permet de dicter votre message grâce au microphone intégré de votre téléphone, puis de lire la réponse de Claude à l'écran. Il ne s'agit pas d'un véritable assistant vocal : Claude reçoit votre texte transcrit et renvoie une réponse écrite. Cette fonctionnalité est idéale pour rédiger en mode mains libres, poser des questions rapides lors de vos déplacements, ou quand il est peu pratique de taper.

Claude sur mobile est mieux adapté aux tâches qui tiennent en un seul échange ou en quelques allers-retours courts. Il n'est pas conçu pour les longues sessions de codage ni pour les flux de travail intensifs en fichiers. Ces usages appartiennent à Claude Code (l'agent CLI et IDE) ou à Claude Cowork (l'agent de fichiers bureau). Sur mobile, limitez-vous à la rédaction, au brainstorming, à la synthèse, à la traduction et à la recherche légère.

Points clés
  • L'application mobile Claude prend en charge la dictée vocale, les images et les documents
  • La saisie vocale est uniquement de la parole vers le texte : Claude répond par écrit
  • Le mobile est idéal pour les tâches courtes ; les flux de codage restent sur bureau
  • Les Projets créés sur Claude.ai sont accessibles sur mobile

La famille grandissante des apps Claude

Entre fin juin et début juillet 2026, Anthropic a livré une vague de nouvelles surfaces pour Claude, c'est à dire de nouveaux endroits et de nouvelles façons d'accéder au même modèle sous-jacent. La leçon ici n'est pas de mémoriser un catalogue de produits, mais de comprendre une idée simple : le modèle est le même cerveau partout. Ce qui change d'une surface à l'autre, c'est le travail pour lequel elle est câblée et les outils qu'elle peut atteindre. Choisir la bonne surface pour la bonne tâche fait désormais partie du fait de bien utiliser Claude.

Le 23 juin 2026, Anthropic a lancé Claude Tag en bêta pour les plans Team et Enterprise. Cela permet à Claude de rejoindre Slack comme un membre d'équipe partagé : au lieu d'un bot que l'on contacte en privé, Claude devient une présence que l'on peut tagger (mentionner avec @) directement dans un canal, de la même façon qu'on taggerait un collègue. Une fois taggé, Claude peut se voir déléguer une tâche multi-étapes, c'est à dire un travail comportant plusieurs étapes séquentielles, et il avance sur cette tâche de façon visible dans le canal, où le reste de l'équipe peut suivre le déroulement.

Le 30 juin 2026, deux choses ont été livrées le même jour. D'abord, Claude Science, une app dédiée de type "workbench" (établi de travail) IA conçue spécifiquement pour les chercheurs, est entrée en bêta sur macOS et Linux pour les plans Pro, Max, Team et Enterprise. Une "workbench app" désigne ici une application autonome adaptée à un flux de travail précis (dans ce cas la recherche scientifique) plutôt qu'une fenêtre de chat généraliste. Ensuite, Claude Desktop pour Linux a été livré en bêta officielle, prenant en charge Ubuntu 22.04 et versions ultérieures ainsi que Debian 12 et versions ultérieures, sur les deux types de processeurs x86_64 (les processeurs 64 bits Intel/AMD standards) et arm64 (l'architecture ARM 64 bits utilisée dans de nombreux ordinateurs portables et serveurs récents).

Claude dans Chrome, l'extension de navigateur destinée au grand public, est en bêta sur tous les plans payants et s'intègre à Cowork (l'espace de travail collaboratif d'Anthropic) comme couche de recherche, ce qui signifie que Claude peut naviguer et rassembler des informations depuis le web pour alimenter les sessions Cowork. Par ailleurs, le volet destiné aux développeurs de cette intégration a mûri davantage : l'intégration Claude Code dans Chrome est devenue disponible pour tous (GA, "generally available", c'est à dire totalement déployée et stable plutôt qu'en bêta) dans la version v2.1.198 le 1er juillet 2026.

Côté code, Claude Code Artifacts est entré en bêta le 18 juin 2026 pour les plans Team et Enterprise. Cela permet à une session de code s'exécutant dans Claude Code de publier une page HTML interactive, autonome et en direct sur une URL privée hébergée sur claude.ai, de sorte qu'un prototype ou un outil fonctionnel construit pendant une session puisse être partagé via un simple lien plutôt qu'un export de code.

Enfin, le 7 juillet 2026, le connecteur Microsoft 365 (l'intégration qui permet à Claude d'interagir avec Outlook, Calendar, OneDrive et SharePoint) a gagné des outils d'écriture. Avant cette date, il était en lecture seule, ce qui signifie que Claude pouvait consulter vos emails, votre agenda et vos fichiers, mais rien modifier. Il peut désormais rédiger et envoyer des emails, gérer des événements de calendrier, et créer ou mettre à jour des fichiers dans OneDrive et SharePoint, ce qui le fait passer d'une source d'information à un assistant actif capable d'agir en votre nom au sein de l'écosystème Microsoft.

Pris ensemble, ces lancements dessinent un schéma : Anthropic ne construit pas des produits IA séparés, mais davantage de portes vers le même Claude. Une mention Slack, un onglet Chrome, une app de bureau Linux, un établi de recherche, un artifact HTML en direct et une action d'écriture Microsoft 365 sont six portes différentes vers un seul cerveau. La compétence pour un utilisateur intermédiaire consiste à apprendre quelle porte convient à quelle tâche.

Mise à jour du 11 juillet 2026 : le 9 juillet 2026, Claude.ai a reçu un duo bien-être : Reflect (Réglages, puis Reflect), un récapitulatif mensuel de vos sujets, rythmes d'activité et enseignements de travail construit à partir de votre mémoire, et Time and focus, des rappels de pause et des heures calmes optionnels. Les deux sont sortis en bêta sur les offres Free, Pro et Max, web et desktop.

Points clés
  • Claude Tag (23 juin 2026, bêta, Team/Enterprise) fait entrer Claude dans Slack comme coéquipier taggable pour des tâches multi-étapes.
  • Claude Science et Claude Desktop pour Linux ont tous deux été lancés le 30 juin 2026, étendant Claude aux chercheurs et aux utilisateurs Linux.
  • L'intégration Claude Code dans Chrome est passée en GA dans la version v2.1.198 le 1er juillet 2026 ; Claude Code Artifacts (en bêta depuis le 18 juin 2026) publie du HTML en direct sur une URL privée.
  • Le connecteur Microsoft 365 est passé de la lecture seule à un accès en écriture complet (email, calendrier, OneDrive, SharePoint) le 7 juillet 2026.
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