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La checklist de diplôme, l'examen final
Une auto évaluation écrite révèle des lacunes qu'une simple relecture ne montre pas, et le choix du modèle comme les boucles agentiques à points de contrôle marquent la frontière entre praticien et débutant.
Relire sa propre checklist de fin de parcours et se dire oui, je sais faire ça, ne prouve rien : une relecture confirme presque toujours ce qu'on croit déjà savoir, parce qu'on reconnaît chaque ligne sans avoir besoin de la refaire. La version qui révèle une lacune réelle est celle qui vous demande de citer le geste précis qui prouve chaque point, pas de le reconnaître dans une liste.
Une checklist qui teste le geste, pas le souvenir de lecture
Passez votre checklist seul, avant l'examen, et pour chaque point posez la même question : quel geste concret, quelle commande, quel fichier de rôle, quel prompt envoyé, prouve que vous avez déjà fait cela vous-même. Si la réponse est je m'en souviens l'avoir lu dans une leçon, ne cochez pas la case. Si la réponse nomme un geste précis que vous pourriez refaire maintenant, cochez-la.
point : choisir un modèle adapté au chantier
geste qui le prouve : le 2026-08-30, j'ai comparé Sonnet 5 et Fable 5.1
sur le même prompt de revue de code, et retenu Sonnet 5 pour son coût
statut : coché, geste cité
Cette exigence transforme une checklist de relecture en checklist de preuve. Le format importe peu, un tableau, une liste, un fichier texte ; ce qui compte est que chaque case cochée porte un geste daté à côté d'elle, et que chaque case sans geste reste vide plutôt que cochée de mémoire.
Deux repères qui trient le praticien du débutant
Le premier repère est le choix du modèle. Un praticien qui a fait le chantier peut nommer l'identifiant exact du modèle employé sur son dernier travail et la raison de ce choix, vitesse, coût ou qualité de raisonnement, plutôt que de se souvenir seulement avoir utilisé Claude. Il sait aussi que cet identifiant, comme la taille de la fenêtre de contexte disponible, varie d'un modèle à l'autre et se vérifie à la documentation le jour même, jamais de mémoire, parce que la gamme change plusieurs fois par an. La leçon choisir un modèle, en changer, encaisser un refus détaille ce geste.
Le second repère est la boucle agentique à points de contrôle : la capacité de placer un arrêt explicite avant toute action qui modifierait quelque chose de réel, un fichier, une base, un envoi, plutôt que de laisser un agent enchaîner sans vérification intermédiaire. Un débutant lance une boucle et espère que le résultat final sera bon. Un praticien sait exactement où il a placé son point d'arrêt dans cette boucle, ce qu'il vérifie à cet endroit précis, et ce qu'il fait si le contrôle échoue à cet endroit.
Ces deux repères ne se relisent pas, ils se citent. C'est la seule différence qui compte le jour de l'examen.
Relu de mémoire contre prouvé par un geste
| Ce qu'on pense avoir acquis contre ce qu'on peut prouver avoir acquis | Choix du modèle pour un chantier donné | Boucle agentique avec point de contrôle | Relecture d'une sortie avant de la croire |
|---|---|---|---|
| Relu et je me souviens | Je me rappelle avoir comparé deux modèles | Je sais qu'il existe un point d'arrêt possible | Je relis les réponses qui me semblent étranges |
| Geste que je peux citer maintenant | Je peux nommer le prompt et le critère qui a fait pencher mon choix la dernière fois | Je peux citer le point d'arrêt exact où j'ai validé le plan avant exécution | Je peux citer la dernière fois où une relecture a changé ma décision, avec ce qu'elle a changé |
Avant l'examen final, un praticien relit sa checklist de diplôme, coche chaque point qui lui semble familier, puis s'arrête sur l'item concernant le choix du modèle et cherche dans son propre historique de chantiers le nom exact du modèle employé la dernière fois.
Écrivez en une phrase ce que cette situation établit, et en une phrase ce qu'elle n'établit pas.
Ce que cela établit : Ce départ établit que le praticien a identifié l'item de la checklist qui exige de citer un geste précis plutôt qu'un simple souvenir de lecture.
Ce que cela n’établit pas : Il n'établit pas que le praticien retrouvera effectivement le nom exact du modèle dans son historique, ni qu'il pourra donc cocher ce point de la checklist.
Les trois calibrages faux les plus courants
- Trop large Cette situation établit que le praticien réussira l'examen final, puisqu'il a déjà commencé à vérifier les points de sa checklist.
- Trop étroit Cette situation n'établit rien, puisque relire une checklist n'a aucun rapport avec la réussite d'un examen.
- À côté Cette situation établit que le modèle utilisé lors du dernier chantier du praticien était bien adapté à la tâche réalisée.
- Une relecture de checklist confirme presque toujours ce qu'on croit déjà savoir, seule l'obligation de citer un geste révèle une lacune réelle.
- Un praticien nomme l'identifiant exact du modèle qu'il a utilisé sur son dernier chantier et la raison de ce choix, un débutant se souvient seulement d'avoir utilisé Claude.
- La taille de la fenêtre de contexte varie d'un modèle à l'autre et se vérifie à la documentation le jour même, jamais de mémoire.
- Une boucle agentique bien construite place un point d'arrêt explicite avant toute action qui modifierait quelque chose de réel.
- Une case cochée sans geste à citer vaut moins qu'une case laissée vide, parce qu'elle masque une lacune au lieu de la montrer.
Passez votre propre checklist de diplôme sans aide, et pour chaque point, notez le geste précis, la commande, le fichier ou le prompt, qui prouve que vous l'avez déjà fait ; si vous ne pouvez rien citer, laissez la case vide plutôt que de la cocher de mémoire.
Chaque affirmation datable de cette leçon renvoie ici au texte public qui la porte. Une source qui ne s’ouvre pas ne prouve rien.
- Anthropic, comparaison des modèles Claude, identifiants et statuts consultée le 2026-09-02