Accueil / Cowork, le collègue numérique
Ce que Cowork peut toucher, et ce qu'il ne doit jamais toucher
L'accès de Cowork se découpe en trois plans distincts, les dossiers connectés, l'usage direct de vos applications et de votre écran, et un réseau isolé qui bloque par défaut les adresses internes ; dans les trois cas, une suppression définitive de fichier demande toujours votre confirmation.
L'accès de Cowork se découpe en trois plans distincts, et confondre ces plans dans sa tête fait sous estimer ou sur estimer ce que Cowork peut atteindre. Le premier plan, ce sont les dossiers que vous connectez explicitement : tant que le deuxième plan, l'usage de l'écran, reste désactivé, Cowork ne lit et n'écrit que dans ce que vous avez attaché, rien d'autre sur votre disque. Le deuxième plan, distinct du premier, c'est l'usage direct de vos applications et de votre écran, activé séparément : quand Cowork prend le contrôle de votre ordinateur, il clique, tape et navigue dans vos applications comme le ferait une personne assise devant l'écran. Le troisième plan, invisible depuis l'interface, est le réseau de la session elle même : par défaut, le bac à sable qui exécute une tâche Cowork n'a accès à aucune adresse privée, interne, locale au réseau ou de métadonnées cloud, et il ne peut pas non plus atteindre les systèmes internes d'Anthropic ; tout ce qui sort de la session passe par un point de sortie forcé.
Pourquoi trois plans séparés cassent une chaîne d'attaque
Une injection de contenu, un texte caché dans un fichier qui porte des instructions destinées à Cowork plutôt qu'à vous, exige deux choses en même temps : que Cowork lise ce contenu non fiable, et qu'il puisse ensuite agir avec les accès dont il dispose. Restreindre un seul des trois plans, ne connecter qu'un dossier précis plutôt que le disque entier, laisser l'usage de l'ordinateur désactivé quand il n'est pas nécessaire, ou compter sur le réseau isolé par défaut, casse déjà une partie de cette chaîne, sans qu'il soit besoin de fermer les trois plans à la fois.
Une porte qui reste fermée dans les trois plans
Un geste reste protégé quel que soit le plan concerné : la suppression définitive d'un fichier demande toujours une confirmation explicite, dans tous les modes d'approbation. Avant une tâche sensible, vérifiez concrètement quels dossiers apparaissent dans la liste des éléments connectés de votre projet, et si l'usage de l'ordinateur est activé pour cette tâche précise.
Dossiers connectés : Factures_2026 (lecture et écriture)
Usage de l'ordinateur : désactivé pour cette tâche
Réseau : isolé par défaut, aucune adresse interne accessible
Ce triple contrôle rejoint la question posée dans la leçon sur les niveaux d'approbation : plus une tâche touche un des trois plans de façon large, plus le mode manuel devient la bonne prudence.
Portée de l'accès et nature de l'action
Lecture ciblée
Cowork lit uniquement ce dossier, rien n'est modifié.
Lecture étendue
Cowork peut lire plus largement, par exemple via l'usage de l'ordinateur, sans encore rien modifier.
Écriture ciblée
Cowork modifie ou crée des fichiers, mais seulement dans le dossier connecté.
Écriture large, prudence maximale
Cowork agit directement sur vos applications ou un disque entier connecté ; c'est ici que le mode manuel d'approbation compte le plus.
Un gestionnaire crée un nouveau projet Cowork, y attache le dossier Factures_2026 de son disque, garde le niveau d'approbation en mode automatique, et demande à Cowork de renommer chaque fichier de ce dossier selon sa date de facture.
Écrivez en une phrase ce que cette situation établit, et en une phrase ce qu'elle n'établit pas.
Ce que cela établit : Elle établit que Cowork dispose d'un accès au dossier Factures_2026 explicitement attaché à ce projet, avec l'autorisation d'y agir sans validation préalable de chaque étape.
Ce que cela n’établit pas : Elle n'établit pas que Cowork puisse atteindre un autre dossier du même disque, ni qu'un fichier ait effectivement été supprimé, puisque la suppression définitive resterait soumise à confirmation quel que soit le mode choisi.
Les trois calibrages faux les plus courants
- Trop large Cowork peut désormais renommer ou modifier n'importe quel fichier du disque entier, puisque le mode automatique est actif.
- Trop étroit Cette situation ne montre rien de plus qu'un changement de nom de fichier, sans lien avec les niveaux d'accès de Cowork.
- À côté Le classement des fichiers par date de facture montre que ce dossier concerne une comptabilité plutôt qu'un autre type de document.
- L'accès de Cowork tient en trois plans distincts, les dossiers explicitement connectés, l'usage direct de vos applications et de votre écran, et le réseau de la session elle même.
- Une injection de contenu malveillant exige à la fois une lecture d'un texte non fiable et un accès pour agir dessus ; restreindre un seul des trois plans casse déjà une partie de cette chaîne.
- Par défaut, le bac à sable d'une session ne peut atteindre aucune adresse privée, interne, locale au réseau ou de métadonnées cloud, et tout ce qui en sort passe par un point de sortie forcé.
- La suppression définitive d'un fichier demande toujours une confirmation explicite, quel que soit le mode d'approbation choisi.
Ouvrez les réglages de votre projet Cowork, notez la liste exacte des dossiers connectés et l'état activé ou désactivé de l'usage de l'ordinateur, puis retirez tout dossier que la tâche en cours n'a pas besoin d'atteindre.
Chaque affirmation datable de cette leçon renvoie ici au texte public qui la porte. Une source qui ne s’ouvre pas ne prouve rien.
- Anthropic, utiliser Claude Cowork en toute sécurité consultée le 2026-09-02
- Anthropic, vue d'ensemble de l'architecture de Claude Cowork consultée le 2026-09-02