Accueil / Ne jamais tomber en panne de jetons
Les bons réflexes pour économiser
Plusieurs sessions courtes rattachées à un projet font relire beaucoup moins de matière qu'une seule session prolongée d'un jour sur l'autre.
Une session Claude prolongée de jour en jour recharge, à chaque nouvelle question, l'intégralité de ce qui a déjà été échangé avant, comme la leçon sur le jeton et la fenêtre de contexte l'a montré. Plus une session vieillit sans être refermée, plus chaque nouvelle question consomme de quota, même si elle est courte.
Pourquoi une session marathon coûte plus cher qu'elle n'en a l'air
Le mécanisme tient à la façon dont l'historique se relit. Chaque élément déjà écrit dans une session, message, réponse, fichier, reste présent et se fait relire à chaque nouvel échange à l'intérieur de cette même session. Prolonger une session d'un jour sur l'autre, plutôt que d'en ouvrir une nouvelle, revient donc à faire relire chaque jour un peu plus de matière que la veille, sans que rien ne soit jamais retiré.
Le projet, un contenant qui évite de tout reperdre
Fermer une session ancienne ne veut pas dire perdre le fil du travail. Un projet réunit en un seul endroit des fichiers de référence et une instruction écrite une fois pour toutes, et toute session ouverte à l'intérieur les retrouve, le module suivant de ce parcours y revient en détail. Ce qu'un projet ne fait pas, il faut le dire clairement : il ne résume pas tout seul vos anciennes conversations. Une nouvelle session rattachée au projet part légère parce qu'elle ne recharge pas l'historique, pas parce que le projet l'aurait condensé pour vous. Le projet apporte tout de même un gain mesurable ailleurs : la documentation d'Anthropic indique que les documents attachés y sont mis en cache, et que seules les portions nouvelles ou non mises en cache sont décomptées, là où les recoller à chaque session les ferait payer à chaque fois. Ce qui doit passer d'une session à l'autre y passe parce que vous l'avez écrit dans un fichier ou dans l'instruction, ou parce que vous le redemandez.
Ce que ça change concrètement
Session unique, prolongée sur trois jours :
jour 1 : messages 1 à 20
jour 2 : messages 1 à 20 rechargée, plus messages 21 à 45
jour 3 : messages 1 à 45 rechargée, plus messages 46 à 60
Trois sessions courtes rattachées au même projet :
jour 1 : messages 1 à 20
jour 2 : nouvelle session, elle relit les fichiers du projet, puis messages 1 à 22
jour 3 : nouvelle session, elle relit les fichiers du projet, puis messages 1 à 18
Dans le premier cas, le volume relu grandit chaque jour sans jamais redescendre. Dans le second, chaque session repart d'une base courte.
Le réflexe à prendre
Face à une session déjà longue et à une tâche sans rapport avec ce qui vient d'être traité, mieux vaut la fermer et en ouvrir une nouvelle rattachée au même projet plutôt que de la faire reprendre le fil. Ce choix ne fait rien perdre de ce qui est écrit dans le projet, et il évite de faire relire chaque jour ce qui a déjà été traité la veille.
Session marathon contre sessions courtes rattachées au même projet
Chaque jour recharge l'intégralité des jours précédents avant d'ajouter les nouveaux échanges.
Chaque nouvelle session repart d'une base courte, avec les points essentiels retrouvés via le projet.
Une personne garde une même session Claude ouverte du lundi au vendredi une première semaine, en y traitant chaque jour une tâche différente de celle de la veille. La semaine suivante, elle ferme sa session chaque soir et en ouvre une nouvelle le lendemain matin, rattachée au même projet.
Écrivez en une phrase ce que cette situation établit, et en une phrase ce qu'elle n'établit pas.
Ce que cela établit : Cette comparaison établit que la première semaine fait relire un historique qui grandit chaque jour, alors que la seconde repart d'une base courte à chaque session.
Ce que cela n’établit pas : Elle n'établit pas le montant exact économisé sur la semaine, qui dépend du volume précis échangé lors de chacune des deux semaines.
Les trois calibrages faux les plus courants
- Trop large Fermer sa session chaque soir supprime entièrement le coût en jetons de son travail de la semaine.
- Trop étroit Cette comparaison ne dit rien, puisqu'elle porte sur une seule personne et deux semaines seulement, pas sur toute la coopérative.
- À côté Elle établit que les tâches traitées la seconde semaine étaient plus faciles que celles de la première.
- Chaque élément déjà écrit dans une session se refait relire à chaque nouvel échange de cette même session, sans jamais être retiré tant que la session reste ouverte.
- Prolonger une session d'un jour sur l'autre fait grandir le volume relu chaque jour, même quand la nouvelle question posée est courte.
- Un projet garde des fichiers et une instruction que toute session retrouve, il ne résume pas tout seul les conversations passées.
- Fermer une session ancienne ne fait rien perdre de ce qui est écrit dans le projet, seulement le fil d'une conversation dont on n'a plus besoin.
Repérez la session Claude la plus ancienne que vous ayez laissée ouverte, comptez les jours depuis son premier message, et fermez la si son sujet est clos. Ce que vous voudriez en garder, écrivez le quelque part avant de la fermer.
Chaque affirmation datable de cette leçon renvoie ici au texte public qui la porte. Une source qui ne s’ouvre pas ne prouve rien.
- Anthropic, bonnes pratiques sur les limites d'usage consultée le 2026-09-02