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Le routage des skills échoue en silence
Claude décide d'invoquer une skill en comparant le vocabulaire de la demande au seul champ description de cette skill, et un décalage de langue ou de jargon entre les deux fait échouer l'invocation automatique sans aucun signal visible dans la réponse.
Rien ne signale, au moment d'une demande, qu'une skill installée couvre exactement le sujet : Claude décide de l'invoquer en comparant le vocabulaire de la demande au champ description de cette skill, et une skill qui ne recoupe aucun mot de la demande reste silencieuse (source code.claude.com/docs/en/skills, consultée le 2026-09-02).
Un seul champ décide
La documentation est explicite sur ce point : description dit ce que fait la skill et quand l'utiliser, c'est le seul texte que Claude lit pour décider de l'invoquer automatiquement. Quand ce champ est absent, Claude se rabat sur le premier paragraphe du fichier SKILL.md. Ce texte est aussi tronqué à mille cinq cent trente-six caractères dans le listing présenté au modèle, pour limiter le coût en jetons : une description longue dont le cas d'usage principal arrive en fin de texte perd exactement la phrase qui aurait déclenché l'invocation.
Le décalage de vocabulaire ne prévient personne
Une skill décrite en anglais pour un usage nommé chart ou dataviz peut ne pas se déclencher sur une demande en français qui parle de graphique, même quand le besoin est identique. Une skill décrite pour résumer un ticket peut ne pas se déclencher sur une demande qui parle de synthétiser un incident. La réponse arrive quand même, écrite par Claude directement, et rien dans sa forme ne distingue une réponse qui a mobilisé la skill installée d'une réponse qui l'a ignorée.
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description: Crée des graphiques et des tableaux de bord à partir de données
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Deux parades directes
La première consiste à formuler sa demande avec le vocabulaire même de la description installée, ce qui suppose de l'avoir lue au moins une fois. La seconde consiste à invoquer la skill directement par son nom, avec la barre oblique, plutôt que de compter sur la correspondance automatique : la même skill s'invoque alors quel que soit le mot choisi dans la phrase qui suit.
Ce risque de non-déclenchement rejoint directement ce qui est enseigné dans skills, apprendre un workflow à Claude : une skill correctement écrite mais jamais invoquée ne vaut pas mieux qu'une skill qui n'existe pas.
La limite de troncature du champ description
Même skill installée, même besoin, vocabulaire différent
| Une skill décrite en anglais avec les mots chart et dataviz, face à deux formulations d'une même demande | Mots employés dans la demande | Recoupement avec la description installée | Skill invoquée automatiquement |
|---|---|---|---|
| Demande alignée sur la description | chart, dataviz | fort | oui |
| Demande reformulée dans un autre vocabulaire | graphique, tableau de bord | faible | non |
La description de la skill installée pour cet usage emploie les mots chart, dataviz et visualization dans son fichier SKILL.md. Un utilisateur demande à Claude de construire un graphique à partir d'un tableau de chiffres qu'il vient de coller dans la conversation. Claude répond en écrivant directement, dans le corps de sa réponse, le code du graphique demandé.
Écrivez en une phrase ce que cette situation établit, et en une phrase ce qu'elle n'établit pas.
Ce que cela établit : Dans cet échange, Claude a produit le graphique sans passer par la skill installée pour cet usage, alors que le vocabulaire de la demande ne recoupait pas celui de sa description.
Ce que cela n’établit pas : Que la même skill échouerait aussi à se déclencher sur une demande qui reprendrait les mots exacts de sa description, chart ou dataviz par exemple.
Les trois calibrages faux les plus courants
- Trop large Cet échange prouve que cette skill ne se déclenche jamais, quel que soit le vocabulaire employé dans une demande future.
- Trop étroit Cet échange ne prouve rien, puisqu'une seule demande a été formulée auprès d'une seule skill installée.
- À côté Cet échange montre que la description de cette skill dépasse la limite de mille cinq cent trente-six caractères appliquée au listing présenté au modèle.
- Claude décide d'invoquer une skill en comparant le vocabulaire de la demande au seul champ description de cette skill.
- La description combinée d'une skill est tronquée à mille cinq cent trente-six caractères dans le listing présenté au modèle, pour limiter le coût en jetons.
- Un décalage de langue ou de jargon entre la demande et la description installée fait échouer l'invocation automatique sans aucun signal visible dans la réponse.
- Formuler la demande avec le vocabulaire de la description installée, ou invoquer la skill directement par son nom, contourne ce risque.
Ouvrez le fichier SKILL.md d'une skill que vous utilisez régulièrement, relevez trois mots exacts de son champ description, puis reformulez une demande récente avec ces mots pour vérifier qu'elle déclenche bien cette skill.
Ces points dépendent d’une interface ou d’une règle qui peut avoir changé depuis la rédaction. Vérifiez-les sur votre propre écran avant de vous y fier.
- Le seuil de troncature de mille cinq cent trente-six caractères est un détail d'implémentation du harnais, susceptible de changer avec une future version, à revérifier sur https://code.claude.com/docs/en/skills avant de le citer comme une limite fixe.
Chaque affirmation datable de cette leçon renvoie ici au texte public qui la porte. Une source qui ne s’ouvre pas ne prouve rien.
- Anthropic, Claude Code, référence des skills consultée le 2026-09-02