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Skills : apprendre un workflow à Claude
Une skill encapsule un workflow reproductible dans un fichier SKILL.md, invoquée par une commande slash explicite ou par correspondance automatique sur sa description.
Une skill regroupe un mode opératoire complet dans un seul fichier, SKILL.md, que Claude Code charge comme une notice qu'il sait suivre sans qu'on ait besoin de la retaper à chaque demande. Le fichier vit dans un dossier portant le nom de la skill, et son contenu commence par un bloc d'en-tête en frontmatter, dont le seul champ vraiment recommandé est une description en langage naturel : ce que la skill fait, et dans quelle situation elle doit s'appliquer. Si le champ est omis, Claude Code se rabat sur le premier paragraphe du contenu Markdown pour décider du déclenchement.
Deux façons de la déclencher
Claude invoque une skill de deux manières distinctes. La première est explicite : taper une commande slash portant le nom du dossier, par exemple /verifier-diacritiques pour une skill rangée dans verifier-diacritiques/SKILL.md. La seconde est automatique : au moment de traiter une demande, Claude compare son texte à la description de chaque skill installée, et charge celle dont la description recoupe le mieux le sujet en cours. Aucune skill ne se déclenche sans que sa description mentionne, en substance, la situation qui doit la faire jouer, et une description trop vague ou trop générale ne recoupe rien de précis.
# Exemple illustratif, sur un dossier de démonstration
mkdir -p demo-skill/resumer-changelog
cat > demo-skill/resumer-changelog/SKILL.md <<'EOF'
---
description: Resume les derniers commits d'un depot en un changelog court, a utiliser quand on demande de preparer une note de version.
---
Lis les commits fournis, groupe-les par type, et rends une liste a puces
courte, une ligne par changement notable.
EOF
Ce que Claude ajoute réellement à sa boîte à outils
Une fois la skill chargée, son contenu s'ajoute au tour en cours comme des instructions supplémentaires, au même titre qu'une consigne tapée directement. Rien n'est exécuté à l'avance : c'est le texte du fichier qui guide la réponse, pas un programme séparé qui tournerait en arrière-plan. C'est pourquoi une skill bien écrite ressemble à une note qu'on laisserait à un collègue qui reprend une tâche précise, avec assez de détail pour ne pas avoir à deviner, et assez peu pour rester lisible en une passe.
Le geste qui mérite une skill n'est pas n'importe quel geste : c'est celui qui revient. Une explication donnée une seule fois ne justifie pas le détour par un fichier. Une explication redonnée trois fois dans la même semaine, en revanche, coûte déjà plus cher à répéter qu'à figer une bonne fois. La suite logique, écrire et tester sa propre skill, se trouve dans créer une skill qui devient aussi une commande.
Du geste répété à la skill invoquée
Commande slash explicite contre correspondance automatique
| Déclenchement d'une skill | Ce qui déclenche le chargement | Ce dont dépend la réussite | Ce qui se passe si rien ne correspond |
|---|---|---|---|
| Commande slash explicite | L'utilisateur tape /nom-du-dossier | Le nom du dossier est connu et tapé sans faute | La commande n'existe simplement pas encore |
| Correspondance automatique | Le texte de la demande recoupe la description de la skill | Le vocabulaire de la demande et celui de la description se recoupent | Rien ne signale que la skill existait, la demande est traitée sans elle |
Un développeur tape la commande /verifier-diacritiques dans un projet où une skill du même nom est installée au niveau utilisateur. Claude applique le contenu de cette skill à la demande en cours.
Écrivez en une phrase ce que cette situation établit, et en une phrase ce qu'elle n'établit pas.
Ce que cela établit : Ce résultat établit que taper la commande slash portant le nom exact d'une skill installée suffit à déclencher son exécution, indépendamment du contenu de sa description.
Ce que cela n’établit pas : Il n'établit pas que la même demande, formulée sans la commande slash, aurait déclenché cette skill par correspondance automatique sur sa description.
Les trois calibrages faux les plus courants
- Trop large Ce résultat montre que toute skill installée se déclenche automatiquement dès que son sujet est évoqué dans une demande.
- Trop étroit Ce résultat ne prouve rien au-delà du fait qu'une commande a été tapée dans le terminal.
- À côté Ce résultat montre que le développeur connaissait le nom exact du dossier de la skill avant de taper la commande.
- Une skill se déclenche de deux façons, une commande slash explicite tapée par l'utilisateur, ou une correspondance automatique entre la demande et le texte de sa description.
- Le champ description du frontmatter est le seul vraiment recommandé, et c'est lui que Claude lit pour décider d'appliquer la skill sans intervention explicite ; à défaut, le premier paragraphe du contenu sert de repli.
- Le contenu d'une skill s'ajoute au tour en cours comme des instructions supplémentaires, il n'existe aucun programme séparé qui s'exécute à l'avance.
- Un geste mérite une skill dès qu'il est redemandé plusieurs fois dans la même période de travail, pas dès la première fois qu'il est exécuté.
Créez un dossier demo-skill/SKILL.md avec un frontmatter description d'une seule phrase et un corps de deux ou trois lignes, invoquez-le par sa commande slash dans une session Claude Code, et confirmez que la réponse suit bien le contenu que vous avez écrit.
Chaque affirmation datable de cette leçon renvoie ici au texte public qui la porte. Une source qui ne s’ouvre pas ne prouve rien.
- Claude Code, skills, champ description recommandé et repli sur le premier paragraphe consultée le 2026-09-02