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Mastering Claude

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Étendre : compétences, MCP, sous-agents, hooks, plugins7 minPratique

Skills : apprendre un workflow à Claude

Une skill encapsule un workflow reproductible dans un fichier SKILL.md, invoquée par une commande slash explicite ou par correspondance automatique sur sa description.

Une skill regroupe un mode opératoire complet dans un seul fichier, SKILL.md, que Claude Code charge comme une notice qu'il sait suivre sans qu'on ait besoin de la retaper à chaque demande. Le fichier vit dans un dossier portant le nom de la skill, et son contenu commence par un bloc d'en-tête en frontmatter, dont le seul champ vraiment recommandé est une description en langage naturel : ce que la skill fait, et dans quelle situation elle doit s'appliquer. Si le champ est omis, Claude Code se rabat sur le premier paragraphe du contenu Markdown pour décider du déclenchement.

Deux façons de la déclencher

Claude invoque une skill de deux manières distinctes. La première est explicite : taper une commande slash portant le nom du dossier, par exemple /verifier-diacritiques pour une skill rangée dans verifier-diacritiques/SKILL.md. La seconde est automatique : au moment de traiter une demande, Claude compare son texte à la description de chaque skill installée, et charge celle dont la description recoupe le mieux le sujet en cours. Aucune skill ne se déclenche sans que sa description mentionne, en substance, la situation qui doit la faire jouer, et une description trop vague ou trop générale ne recoupe rien de précis.

# Exemple illustratif, sur un dossier de démonstration
mkdir -p demo-skill/resumer-changelog
cat > demo-skill/resumer-changelog/SKILL.md <<'EOF'
---
description: Resume les derniers commits d'un depot en un changelog court, a utiliser quand on demande de preparer une note de version.
---
Lis les commits fournis, groupe-les par type, et rends une liste a puces
courte, une ligne par changement notable.
EOF

Ce que Claude ajoute réellement à sa boîte à outils

Une fois la skill chargée, son contenu s'ajoute au tour en cours comme des instructions supplémentaires, au même titre qu'une consigne tapée directement. Rien n'est exécuté à l'avance : c'est le texte du fichier qui guide la réponse, pas un programme séparé qui tournerait en arrière-plan. C'est pourquoi une skill bien écrite ressemble à une note qu'on laisserait à un collègue qui reprend une tâche précise, avec assez de détail pour ne pas avoir à deviner, et assez peu pour rester lisible en une passe.

Le geste qui mérite une skill n'est pas n'importe quel geste : c'est celui qui revient. Une explication donnée une seule fois ne justifie pas le détour par un fichier. Une explication redonnée trois fois dans la même semaine, en revanche, coûte déjà plus cher à répéter qu'à figer une bonne fois. La suite logique, écrire et tester sa propre skill, se trouve dans créer une skill qui devient aussi une commande.

Figure 1

Du geste répété à la skill invoquée

01
Repérer
Le même geste est redemandé plusieurs fois dans la même période de travail.
02
Écrire
Le mode opératoire est figé dans un fichier SKILL.md avec une description précise.
03
Déclencher
Une commande slash explicite ou une correspondance automatique sur la description charge la skill.
04
Appliquer
Le contenu du fichier guide la réponse du tour en cours, comme une instruction supplémentaire.
La séquence part d'un geste redemandé plusieurs fois et se termine par l'application du contenu de la skill au tour en cours, sans étape qui s'exécute à l'avance.
Figure 2

Commande slash explicite contre correspondance automatique

Déclenchement d'une skillCe qui déclenche le chargementCe dont dépend la réussiteCe qui se passe si rien ne correspond
Commande slash expliciteL'utilisateur tape /nom-du-dossierLe nom du dossier est connu et tapé sans fauteLa commande n'existe simplement pas encore
Correspondance automatiqueLe texte de la demande recoupe la description de la skillLe vocabulaire de la demande et celui de la description se recoupentRien ne signale que la skill existait, la demande est traitée sans elle
Les deux mécanismes chargent la même skill, mais ils dépendent de conditions différentes pour se déclencher.
Calibrez vous-même

Un développeur tape la commande /verifier-diacritiques dans un projet où une skill du même nom est installée au niveau utilisateur. Claude applique le contenu de cette skill à la demande en cours.

Écrivez en une phrase ce que cette situation établit, et en une phrase ce qu'elle n'établit pas.

Ce qu’il faut retenir
  • Une skill se déclenche de deux façons, une commande slash explicite tapée par l'utilisateur, ou une correspondance automatique entre la demande et le texte de sa description.
  • Le champ description du frontmatter est le seul vraiment recommandé, et c'est lui que Claude lit pour décider d'appliquer la skill sans intervention explicite ; à défaut, le premier paragraphe du contenu sert de repli.
  • Le contenu d'une skill s'ajoute au tour en cours comme des instructions supplémentaires, il n'existe aucun programme séparé qui s'exécute à l'avance.
  • Un geste mérite une skill dès qu'il est redemandé plusieurs fois dans la même période de travail, pas dès la première fois qu'il est exécuté.
À faire maintenant

Créez un dossier demo-skill/SKILL.md avec un frontmatter description d'une seule phrase et un corps de deux ou trois lignes, invoquez-le par sa commande slash dans une session Claude Code, et confirmez que la réponse suit bien le contenu que vous avez écrit.

Vérifier à la source

Chaque affirmation datable de cette leçon renvoie ici au texte public qui la porte. Une source qui ne s’ouvre pas ne prouve rien.