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Contexte et coût7 minApplication

Une fenêtre de contexte ne suit pas le modèle

Une fenêtre étendue ne semble pas se reporter automatiquement d'un modèle à l'autre, un point que la documentation ne tranche pas explicitement : le suffixe de taille est à retaper par prudence à chaque changement de modèle par la commande /model, sauf pour deux modèles nommés dont le comportement diffère du cas général.

Passer d'un modèle à un autre dans Claude Code ne reporte pas automatiquement une fenêtre de contexte étendue. Le suffixe qui active cette fenêtre plus large, comme [1m] pour un million de jetons, s'applique à une commande de sélection de modèle précise et retombe sur la fenêtre standard dès que ce suffixe n'est pas répété.

Le suffixe se redemande, il ne se déduit pas

La documentation officielle décrit la syntaxe du suffixe qui active une fenêtre étendue, taper /model opus[1m] ou /model sonnet[1m] active la fenêtre étendue pour ce modèle précis, mais elle ne dit nulle part explicitement ce qu'il advient de ce suffixe lors d'un changement ultérieur de modèle. La règle qui suit est donc à traiter comme une précaution à vérifier plutôt que comme un fait documenté noir sur blanc : passer à un autre modèle par une commande /model sans suffixe pourrait ne pas conserver la fenêtre large.

/model opus[1m]
/model haiku

La seconde ligne ne porte pas de suffixe. Deux cas nommés par la documentation compliquent toute règle générale sur ce point : sur les offres Max, Team et Enterprise, Opus passe automatiquement à la fenêtre d'un million de jetons sans configuration supplémentaire, et sur l'API Anthropic, Sonnet 5 tourne toujours avec une fenêtre d'un million de jetons, sans variante à 200 000 jetons ni suffixe [1m] à choisir. Un changement vers l'un de ces deux modèles ne se comporte donc pas comme le cas général décrit ici.

Pourquoi ce détail pèse sur le coût de la session

Une session qui croit encore disposer d'une fenêtre étendue continue d'y empiler des fichiers volumineux et de longues sorties d'outils. Si la fenêtre réelle est en fait redevenue standard, cette pratique rapproche le seuil d'auto-compactage bien plus vite que prévu, et la conversation se retrouve résumée à un moment inattendu. Le coût ne vient pas d'un tarif différent selon le modèle choisi, il vient d'un écart entre la capacité supposée et la capacité réellement disponible, un écart qui pousse à relire et recompacter plus souvent qu'il ne le faudrait.

Une reprise de session pose la même question autrement

Une reprise de session par claude --resume garde le modèle utilisé au moment où le transcript a été enregistré, quel que soit le réglage de modèle actif au moment de la reprise. Ce comportement va dans le même sens : rien ne se reporte tout seul d'un choix à l'autre, la configuration active au moment précis compte plus que l'intention supposée du lecteur.

Ce qu'il reste à vérifier soi même

Des rapports d'utilisateurs décrivent parfois l'effet inverse, une session qui reste bloquée sur une fenêtre étendue après un changement de modèle censé revenir à la fenêtre standard. La bonne habitude n'est donc pas de deviner un sens ou l'autre, mais de remesurer directement après chaque changement. La leçon voisine sur le seuil d'auto-compactage montre un autre endroit où la fenêtre réelle du modèle, et non une valeur supposée, reste la seule mesure fiable.

Figure 1

Le suffixe de fenêtre avant et après un changement de modèle

Avant le changement de modèle

Le suffixe de fenêtre étendue est actif, la session dispose de la grande fenêtre annoncée pour le modèle en cours.

Après le changement de modèle

Le nouveau modèle est sélectionné sans redemander le suffixe ; sauf exception documentée pour ce modèle, la fenêtre effective peut retomber sans avertissement sur la valeur standard de ce nouveau modèle.

La colonne de gauche montre la fenêtre étendue active avant le changement, la colonne de droite montre la fenêtre standard qui s'applique après un changement de modèle sans suffixe répété.
Calibrez vous-même

Un formateur active le suffixe de fenêtre étendue sur le modèle Opus au début d'une session Claude Code, sur une offre qui ne bénéficie pas de l'extension automatique. Une heure plus tard, il change de modèle vers Haiku par la commande /model haiku pour poursuivre la même conversation.

Écrivez en une phrase ce que cette situation établit, et en une phrase ce qu'elle n'établit pas.

Ce qu’il faut retenir
  • Le suffixe qui étend la fenêtre de contexte s'applique à une commande /model précise ; la documentation ne dit pas explicitement s'il se reporte ou non sur le modèle suivant, ce qui invite à le retaper par prudence.
  • Changer de modèle sans répéter ce suffixe pourrait faire retomber la session sur la fenêtre standard du nouveau modèle, sauf pour Opus sur une offre Max, Team ou Enterprise, et pour Sonnet 5 sur l'API, qui n'ont pas ce comportement.
  • Reprendre une session enregistrée conserve le modèle utilisé au moment de cet enregistrement, pas le modèle par défaut actif au moment de la reprise.
  • La seule façon fiable de connaître la fenêtre réelle après un changement est de la remesurer, jamais de la supposer reportée automatiquement.
À faire maintenant

Après votre prochain changement de modèle, tapez immédiatement /model pour lire la fenêtre affichée, puis /context pour voir combien de cette fenêtre est déjà utilisée. Si vous vouliez garder une fenêtre étendue, retapez le suffixe [1m] à la main plutôt que de supposer qu'il a suivi tout seul.

Ce qui reste à vérifier

Ces points dépendent d’une interface ou d’une règle qui peut avoir changé depuis la rédaction. Vérifiez-les sur votre propre écran avant de vous y fier.

  • Le sens exact d'un éventuel report entre modèles sur votre propre poste : des rapports d'utilisateurs décrivent l'effet inverse de celui documenté, une fenêtre étendue qui reste active après un changement censé y mettre fin. Vérifiez avec /context juste après chaque changement plutôt que de supposer un sens ou l'autre.
Vérifier à la source

Chaque affirmation datable de cette leçon renvoie ici au texte public qui la porte. Une source qui ne s’ouvre pas ne prouve rien.