Une fenêtre de contexte ne suit pas le modèle
La fenêtre de contexte est une propriété du modèle : les modèles récents ont la grande fenêtre de base, deux modèles plus anciens la demandent par le suffixe [1m], et chaque changement de modèle se vérifie à l'écran par /model puis /context.
La fenêtre de contexte appartient au modèle, pas à la session : celle dont vous disposiez sur un modèle ne vous suit pas sur le suivant. Sur les modèles récents, la grande fenêtre, celle que désigne le suffixe [1m], est la fenêtre de base ; sur deux modèles plus anciens, elle s'obtient par ce suffixe ; et changer de modèle change la fenêtre qui s'applique.
Deux familles de modèles
La documentation de configuration des modèles de Claude Code distingue deux cas. Fable 5.1, Fable 5, Sonnet 5 et suivants, Haiku 5.5, Opus 4.7 et suivants tournent avec la grande fenêtre sans aucun suffixe. Opus 4.6 et Sonnet 4.6 n'y arrivent que par leur variante [1m], dont l'accès dépend de l'offre : incluse dans l'abonnement pour Opus 4.6 sur Max, Team et Enterprise, soumise aux crédits d'usage pour Sonnet 4.6, y compris sur Max.
/model claude-opus-4-6[1m]
/model haiku
La première ligne demande la variante étendue d'un modèle précis. La seconde change de modèle et ne porte aucun suffixe : la fenêtre qui s'applique est alors celle du modèle choisi, à lire à l'écran. Sur un alias qui désigne déjà un modèle à grande fenêtre de base, le suffixe ne change rien.
Ce qui se passe au changement de modèle
Claude Code plafonne la fenêtre d'autocompactage à celle du modèle. Depuis octobre, quand la conversation est trop longue pour un nouveau modèle à fenêtre plus petite, le journal de Claude Code indique qu'elle est d'abord résumée par l'ancien modèle : un changement de modèle peut donc déclencher un résumé. Le réglage /autocompact est enregistré par modèle, chaque modèle garde donc le sien quand vous changez. Derrière une passerelle (une adresse ANTHROPIC_BASE_URL personnalisée), les modèles qui ont la grande fenêtre l'utilisent aussi ; si la passerelle s'arrête à 200K, /autocompact 200k ramène le seuil à sa portée.
Pourquoi ce détail pèse sur le coût de la session
Une session qui croit disposer d'une grande fenêtre continue d'y empiler des fichiers volumineux et de longues sorties d'outils. Si la fenêtre réelle est plus petite, le seuil d'auto-compactage arrive bien plus vite que prévu et la conversation est résumée à un moment inattendu. Le coût ne vient pas d'un tarif différent selon le modèle, il vient de l'écart entre la capacité supposée et la capacité disponible, qui pousse à relire et recompacter plus souvent.
Une reprise de session garde son modèle
Une reprise de session par claude --resume garde le modèle utilisé au moment où le transcript a été enregistré, quel que soit le réglage de modèle actif au moment de la reprise, et donc la fenêtre de ce modèle.
Ce qu'il reste à vérifier soi-même
La page de documentation fait foi sur les modèles et les offres, et elle change à chaque nouveau modèle : relisez-la avant de vous fier au tableau. Après chaque changement de modèle, /model puis /context donnent la fenêtre réelle de la session. La leçon voisine sur le seuil d'auto-compactage montre un autre endroit où la fenêtre réelle du modèle, et non une valeur supposée, reste la seule mesure fiable.
Où se trouve la grande fenêtre, selon le modèle
| Modèles | Grande fenêtre |
|---|---|
| Fable 5.1, Fable 5, Sonnet 5 et suivants, Haiku 5.5, Opus 4.7 et suivants | De base, aucun suffixe à taper. |
| Opus 4.6 | Variante [1m], incluse dans l'abonnement sur Max, Team et Enterprise. |
| Sonnet 4.6 | Variante [1m], soumise aux crédits d'usage sur tous les abonnements. |
Un formateur tape /model claude-opus-4-6[1m] au début d'une session Claude Code. Une heure plus tard, il tape /model haiku pour poursuivre la même conversation. L'écran affiche le nom du modèle choisi.
Écrivez en une phrase ce que cette situation établit, et en une phrase ce qu'elle n'établit pas.
Ce que cela établit : Cette situation établit que le formateur a changé de modèle en cours de session par une commande /model qui ne porte pas de suffixe, et que le suffixe de la première commande visait le seul modèle qu'elle nommait.
Ce que cela n’établit pas : Elle n'établit pas quelle taille de fenêtre s'applique désormais à sa session, ni si la conversation a été résumée au passage : cela se lit à l'écran avec /context, et ne se déduit pas de la commande tapée.
Les trois calibrages faux les plus courants
- Trop large Cette situation prouve que changer de modèle en cours de conversation fait perdre l'intégralité de l'historique déjà échangé avec Opus.
- Trop étroit Cette situation ne permet aucune observation tant que l'heure exacte du changement de modèle n'est pas connue à la minute près.
- À côté Cette situation montre surtout que la session du formateur a duré au moins une heure avant le changement de modèle.
- La grande fenêtre est de base sur Fable, Sonnet 5 et suivants, Haiku 5.5 et Opus 4.7 et suivants, et elle passe par le suffixe [1m] sur Opus 4.6 et Sonnet 4.6.
- Le suffixe [1m] vaut pour le modèle que l'alias désigne et ne change rien quand ce modèle a déjà la grande fenêtre de base.
- Passer à un modèle à fenêtre plus petite fait résumer la conversation trop longue par l'ancien modèle, et le réglage /autocompact est enregistré par modèle.
- Reprendre une session enregistrée conserve le modèle utilisé au moment de cet enregistrement, pas le modèle par défaut actif au moment de la reprise.
- La fenêtre réelle après un changement se lit avec /model puis /context, elle ne se suppose pas.
Après votre prochain changement de modèle, tapez immédiatement /model pour lire la fenêtre affichée, puis /context pour voir combien de cette fenêtre est déjà utilisée. Si votre modèle figure sur la ligne Opus 4.6 ou Sonnet 4.6 du tableau, vérifiez que la variante [1m] est bien celle qui s'affiche.
Ces points dépendent d’une interface ou d’une règle qui peut avoir changé depuis la rédaction. Vérifiez-les sur votre propre écran avant de vous y fier.
- Le sort exact du suffixe [1m] quand vous changez de modèle par /model : la page de documentation ne le décrit pas. Lisez /context juste après chaque changement plutôt que de supposer un sens ou l'autre.
Chaque affirmation datable de cette leçon renvoie ici au texte public qui la porte. Une source qui ne s’ouvre pas ne prouve rien.
- Anthropic, Claude Code, configuration du modèle, fenêtre de contexte étendue consultée le 2026-10-24
- Journal de Claude Code, changement vers un modèle à fenêtre plus petite et passerelles personnalisées consultée le 2026-10-24