Mémoire fichier : structure et disciplines de base
La mémoire de Claude Code vit dans un dossier de fichiers markdown, un fait par fichier classé par un champ type à quatre valeurs, et une note qui porte une seule idée reliée à au moins une autre reste trouvable en quelques secondes plutôt qu'en une relecture complète.
Claude Code peut garder sa propre mémoire d'une session à l'autre, dans un dossier de fichiers texte au format markdown, un format simple où quelques symboles suffisent à marquer les titres et les listes. Un fichier de mémoire porte un seul fait, et son en-tête, appelé le frontmatter, porte un champ nommé type qui prend l'une de quatre valeurs possibles, listées plus bas telles que le logiciel les écrit. Un dossier de mémoire distinct existe pour chaque projet ouvert avec Claude Code, et il commence toujours par un fichier index qui recense en une ligne chacune des mémoires déjà écrites.
Le frontmatter, l'en-tête qui classe chaque fichier
Le frontmatter est le bloc d'informations placé entre deux lignes de tirets, au tout début du fichier, avant le texte que l'on lit vraiment. Il ne raconte rien, il sert seulement à ranger la note. Un fichier de mémoire minimal ressemble à ceci :
---
type: project
---
Le raccourci pour rouvrir la dernière session fermée reste actif sept jours.
Les quatre valeurs du champ type : user, feedback, project, reference
La valeur project relie une note au travail en cours sur un dépôt précis. Une note de type feedback documente au contraire un retour observé sur une façon de travailler, et une note du quatrième type listé ci-dessus signale un fait stable, à consulter plutôt qu'à suivre à la lettre.
Une note qui porte une seule idée, reliée à une autre
Le champ type sert à classer ce que Claude enregistre dans le frontmatter, mais la discipline qui rend un dossier de mémoire vraiment utile dépend entièrement de la personne qui l'écrit. Un fichier qui mélange deux faits distincts se retrouve plus difficilement le jour où un seul des deux compte encore. Une note isolée, sans aucun lien vers une autre note, reste invisible tant que personne ne pense à chercher exactement son titre.
Relier une note à au moins une autre, même par une simple phrase qui la cite, construit un réseau que l'on peut parcourir plutôt qu'une pile que l'on ne peut que fouiller de haut en bas. Cette discipline ne figure dans aucune règle imposée par le champ type : rien n'empêche d'écrire une note de type project qui mélange trois sujets sans lien vers rien d'autre. Elle reste malgré tout la différence entre un dossier consultable en quelques secondes et un dossier qu'il faut relire en entier pour retrouver un seul fait, ce que développe interroger un graphe plutôt que tout relire, la troisième leçon de ce module.
Cette même discipline explique aussi pourquoi une carte de contenu, un moyen de relier plusieurs notes entre elles, prend tout son sens une fois plusieurs fichiers de mémoire accumulés, un sujet développé dans wikilinks, cartes de contenu et types de mémoire.
Ce que contient le dossier de mémoire d'un projet
Une collaboratrice ouvre le dossier de mémoire de son projet Claude Code actif. Elle compte douze fichiers, chacun portant un champ type dans son en-tête, avec la valeur project. Elle lit ensuite le texte de chacun des douze fichiers l'un après l'autre.
Écrivez en une phrase ce que cette situation établit, et en une phrase ce qu'elle n'établit pas.
Ce que cela établit : Cette situation établit que les douze fichiers portent chacun un champ type reconnu par le système de mémoire, en l'occurrence la valeur project.
Ce que cela n’établit pas : Elle n'établit pas que chacune de ces notes porte une seule idée reliée à une autre, puisque rien dans la situation ne décrit le contenu ni les liens entre ces fichiers.
Les trois calibrages faux les plus courants
- Trop large Puisque les douze fichiers portent un champ type valide, chacun respecte nécessairement la discipline d'une seule idée par note.
- Trop étroit Cette situation ne prouve rien du tout, puisqu'un seul type de fichier, project, a été rencontré parmi les douze.
- À côté Cette situation montre que le dossier de mémoire de ce projet contient plus de fichiers de type project que la moyenne des projets Claude Code.
- Chaque fichier de mémoire de Claude Code porte dans son en-tête un champ type, qui prend l'une de quatre valeurs listées dans la figure, telles que le logiciel les écrit.
- Le dossier de mémoire d'un projet commence par un fichier index qui recense en une ligne chacune des mémoires déjà écrites.
- Un fichier de mémoire qui mélange deux sujets distincts se retrouve plus difficilement le jour où un seul des deux compte encore.
- Relier une note à au moins une autre construit un réseau consultable, là où des notes isolées ne forment qu'une pile à fouiller de haut en bas.
Demandez à Claude Code, dans le projet que vous utilisez le plus, de vous afficher le contenu de son fichier index de mémoire, et notez combien de fichiers y sont recensés et quel champ type porte chacun d'eux.
Ces points dépendent d’une interface ou d’une règle qui peut avoir changé depuis la rédaction. Vérifiez-les sur votre propre écran avant de vous y fier.
- Le nom exact et l'emplacement du dossier de mémoire de votre propre projet peuvent varier selon la version de Claude Code installée : demandez à Claude de vous les indiquer plutôt que de chercher un chemin fixe.
Chaque affirmation datable de cette leçon renvoie ici au texte public qui la porte. Une source qui ne s’ouvre pas ne prouve rien.
- Anthropic, mémoire de Claude Code consultée le 2026-09-02