Accueil / Plusieurs agents et vérification adverse
Workflows déterministes : schémas, checkpoints, reprise
Un workflow est un script qui orchestre des sous-agents de façon déterministe, avec une sortie structurée par un schéma JSON et un checkpoint après chaque étape, mais le modèle qui s'applique à un agent relancé suit un ordre de priorité à quatre étages, et sans que les trois premiers soient renseignés, cet agent hérite en dernier recours du modèle de la session qui l'exécute, pas de celle qui a écrit le script.
Un workflow, au sens de ce module, est un script qui enchaîne plusieurs appels d'agent de façon déterministe : la même séquence d'étapes et le même schéma de sortie à chaque exécution, contrairement à une conversation où l'agent décide seul de l'ordre de ses actions. La documentation officielle des workflows Claude Code montre un exemple qui passe directement un objet schéma à la fonction qui appelle un agent, ce qui retire toute marge d'interprétation sur la forme du résultat attendu.
Le schéma qui remplace un rapport en langage libre
Quand un agent doit transmettre son résultat à l'étape suivante, un schéma JSON impose des champs nommés et des types précis, plutôt qu'un paragraphe que l'agent suivant devrait relire et interpréter. Deux agents qui échangent par un schéma commun ne se comprennent pas de travers sur la forme, ce qui déplace la vigilance là où elle compte vraiment, sur le contenu.
Le checkpoint qui évite de tout refaire
Chaque étape terminée écrit un checkpoint. Au moment de reprendre un workflow interrompu, une étape marquée terminée renvoie directement son résultat sauvegardé sans relancer l'agent qui l'a produit. Une étape dont le prompt a changé depuis la dernière exécution est relancée, et toute étape placée après elle dans la séquence l'est aussi, même si son propre prompt n'a pas bougé.
étape : rédaction_synthèse
statut : terminé
prompt identique à la dernière exécution : oui
modèle posé dans le script pour cette étape : aucun
Ce dernier champ, aucun modèle posé dans le script pour cette étape, est le point le plus facile à manquer en relisant un script écrit plusieurs mois plus tôt.
Le modèle qu'un agent relancé hérite réellement
Depuis la version 2.1.251, le modèle qui s'applique à un agent relancé suit un ordre de priorité à quatre étages : le paramètre posé directement dans l'appel de cet agent, le champ modèle du sous-agent lui même, une variable d'environnement propre au sous-agent, puis, en dernier recours, le modèle de la session qui exécute le script au moment où elle le relance. Avant cette version, l'ordre différait sur un point qui change tout pour un vieux script : la variable d'environnement passait en premier et l'emportait sur le paramètre d'appel comme sur le champ modèle du frontmatter, y compris sur la valeur model: inherit. Quand aucun des étages prioritaires n'est renseigné, un agent écrit sous un modèle donné à une date bascule silencieusement sur le modèle de la session qui le relance des mois plus tard, sans qu'aucun message à l'écran ne le signale. Ce point rejoint le choix d'architecture posé dans fan-out, pipeline, barrière : un pipeline sauvegardé reste un pipeline, et chacune de ses étapes garde son propre risque d'héritage silencieux de modèle.
Rouvrir un script écrit plusieurs mois plus tôt et vérifier ligne par ligne quel modèle s'appliquera réellement à chaque agent prend quelques minutes, à condition de vérifier aussi la version de l'outil d'orchestration au moment de l'écriture du script face à celle installée aujourd'hui. Ne pas le faire produit un résultat rendu par un modèle que personne n'a choisi pour cette étape précise, sans qu'aucune alerte ne prévienne du changement.
Un script de workflow, de l'écriture à la relance
Une personne ouvre en août un script de workflow écrit en janvier, sur une installation de Claude Code restée à la même version postérieure à 2.1.251 pendant tout cet intervalle, avec une variable d'environnement de modèle par sous-agent laissée à sa valeur vide par défaut. Le script enchaîne quatre appels d'agent, le premier avec un champ modèle portant la valeur sonnet et les trois suivants avec ce champ laissé vide. Cette personne relance le script depuis une session dont le modèle par défaut est devenu haiku entre janvier et août.
Écrivez en une phrase ce que cette situation établit, et en une phrase ce qu'elle n'établit pas.
Ce que cela établit : Elle établit que le premier agent continuera de s'exécuter avec le modèle sonnet lors de cette relance, puisque son champ modèle est renseigné explicitement dans le script et qu'un champ explicite prime sur le modèle par défaut de la session qui relance.
Ce que cela n’établit pas : Elle n'établit pas quel modèle les trois autres agents utiliseront lors de cette relance, puisque leur champ modèle vide les fait dépendre d'étages de priorité non décrits dans cette situation, dont le modèle de la session en dernier recours.
Les trois calibrages faux les plus courants
- Trop large Le script tout entier continuera de s'exécuter avec le modèle sonnet lors de cette relance, puisque c'est la valeur portée par son premier agent.
- Trop étroit Cette situation ne permet de rien affirmer sur le modèle qui sera utilisé lors de la relance, puisque le modèle par défaut de la session a changé entre janvier et août.
- A côté Cette situation montre surtout que le modèle par défaut d'une session évolue dans le temps indépendamment des scripts qui s'y exécutent, un fait sur l'environnement de travail plutôt que sur le comportement du script relancé.
- Une sortie structurée par un schéma JSON retire l'ambiguïté entre deux agents qui se lisent l'un l'autre, une structure imposée remplace un texte à interpréter.
- Un checkpoint enregistre le résultat de chaque étape terminée, ce qui permet de ne relancer que l'étape dont le prompt a changé et celles qui la suivent dans la séquence.
- Le modèle appliqué à un agent relancé dépend, depuis la version 2.1.251, d'un ordre de priorité à quatre étages, le paramètre de l'appel, le champ modèle du sous-agent, une variable d'environnement, puis le modèle de la session en dernier recours ; avant cette version, la variable d'environnement passait en premier et primait sur tout le reste.
- Un agent dont aucun des trois premiers étages n'est renseigné bascule silencieusement, au moment de la relance, sur le modèle de la session qui exécute le script ce jour là.
- Reprendre un ancien script de workflow implique de réauditer chaque champ modèle avant de croire que le résultat sortira comme la première fois.
Ouvrez le dernier script de workflow que vous avez enregistré, listez chaque appel d'agent qu'il contient, et notez à côté de chacun si son champ modèle porte une valeur explicite ou s'il reste vide avant de le relancer.
Ces points dépendent d’une interface ou d’une règle qui peut avoir changé depuis la rédaction. Vérifiez-les sur votre propre écran avant de vous y fier.
- Vérifiez si votre outil d'orchestration définit une variable d'environnement de modèle par sous-agent sur votre poste, elle prime sur le modèle de la session si elle est posée, et vérifiez aussi si votre installation est antérieure ou postérieure à la version 2.1.251, qui a inversé l'ordre de priorité entre cette variable et le paramètre d'appel.
Chaque affirmation datable de cette leçon renvoie ici au texte public qui la porte. Une source qui ne s’ouvre pas ne prouve rien.
- Anthropic, documentation des workflows Claude Code consultée le 2026-09-02
- Anthropic, documentation des sous-agents Claude Code, ordre de résolution du modèle consultée le 2026-09-02