Plusieurs agents et vérification adverse
- 01Fan-out, pipeline, barrière : choisir l'architecture, ou y renoncer9 min
Le fan-out lance des agents indépendants en parallèle derrière une barrière commune, le pipeline fait traverser chaque élément sans barrière et reste le défaut du multi-étapes, une barrière n'est justifiée que si une étape a vraiment besoin du résultat complet de la précédente, et parfois la bonne décision est de ne pas utiliser d'agent du tout quand un seul appel suffit déjà.
- 02Isoler et exécuter en tâche de fond : worktrees et boucle à sec8 min
Un worktree git par agent évite que les fichiers de plusieurs agents parallèles entrent en collision, une boucle à sec répète jusqu'à ce qu'un cycle ne renvoie plus rien de nouveau en s'appuyant sur un ensemble déjà vu, et depuis le 13 août 2026 un agent non coéquipier lancé en session interactive tourne par défaut en arrière-plan avec notification à la fin plutôt que de bloquer la session.
- 03Faire tenir un fan-out à grande échelle8 min
Un livrable volumineux confié à un seul agent se fait couper par une limite de taille sans que rien ne soit écrit : fractionner par axe, faire écrire chaque agent sur son propre fichier, respecter le plafond documenté de seize agents actifs à la fois et de mille agents au total sur un même run, un seul appel acceptant jusqu'à 4 096 éléments que le runtime ordonnance lui même sous ce plafond, puis vérifier en comparant les fichiers attendus à ce qui existe réellement sur le disque plutôt que de croire les agents sur parole.
- 04Workflows déterministes : schémas, checkpoints, reprise9 min
Un workflow est un script qui orchestre des sous-agents de façon déterministe, avec une sortie structurée par un schéma JSON et un checkpoint après chaque étape, mais le modèle qui s'applique à un agent relancé suit un ordre de priorité à quatre étages, et sans que les trois premiers soient renseignés, cet agent hérite en dernier recours du modèle de la session qui l'exécute, pas de celle qui a écrit le script.
- 05Vérification adversariale, panels de juges et critique de complétude8 min
Trois rôles de vérification servent des angles différents et ne se remplacent pas l'un l'autre : le sous-agent vérificateur reçoit seulement l'artefact à juger, les critères de succès et les outils pour vérifier, jamais le diagnostic ni l'historique de celui qui l'a construit, et son silence n'est légitime que s'il a réellement cherché sans rien trouver, puisque le biais par défaut face à un doute penche vers le rejet ; un panel qui compare plusieurs solutions notées est une pratique répandue du secteur, pas un motif nommé par Anthropic ; et un critique de complétude, motif documenté sous ce nom, cherche exclusivement ce qui manque au regard du cahier des charges, jamais les erreurs de ce qui a été livré.
- 06Multiplier les agents peut multiplier l'erreur8 min
Une étude testant cinq architectures d'agents sur 260 configurations mesure un taux d'erreur amplifié jusqu'à environ dix-sept fois celui d'un agent seul quand des agents indépendants travaillent sans coordinateur qui valide leurs sorties, contre environ quatre fois quand un coordinateur les valide, et sur une tâche strictement séquentielle, les quatre architectures multi-agents testées reculent toutes face à un agent seul.
- 07Une prémisse non vérifiée dans un prompt revient en conclusion8 min
Le texte de cadrage qu'un orchestrateur écrit dans le prompt de chaque agent reste invisible à la revue adverse, qui reçoit l'artefact produit et des critères de succès, jamais l'intention ni l'historique de celui qui a construit la tâche : une affirmation fausse glissée dans ce cadrage traverse donc toute la chaîne sans être testée, et un fan-out qui envoie le même cadrage à plusieurs agents multiplie cette exposition au lieu de la diluer.
- 08Trois états d'échec, et accepter un risque proprement8 min
Une automatisation qui traite une file devrait distinguer succès, échec récupérable qui sera retenté, et échec définitif abandonné, et seul le troisième doit remonter à une personne, sinon chaque échec récupérable éteint la valeur de l'alerte le jour où elle a raison ; accepter un risque avec un contrôle compensatoire diffère de l'ignorer, un instantané pris avant l'exécution permettant de classer le résultat en trois voies, variation normale silencieuse, changement important qui alerte seulement, perte catastrophique qui restaure automatiquement.