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Mastering Claude

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Écrire une demande qui marche6 minFondation

Les trois blocs d'une demande

Une demande qui marche sépare trois blocs, ce que Claude doit être, ce qui a déjà été dit, et ce qu'on demande maintenant, et une consigne explicite donne un résultat plus fiable qu'une consigne vague laissée à l'appréciation de Claude.

Une demande qui marche sépare trois blocs : ce que Claude doit être pour cette conversation, ce qui a déjà été dit, et ce qu'on demande maintenant. La documentation de Claude le formule directement : Claude répond bien à des instructions claires et explicites, et si vous voulez un comportement qui dépasse le minimum attendu, il faut le demander explicitement plutôt que de compter sur le modèle pour le deviner à partir d'une consigne vague. Une consigne explicite donne donc un résultat plus fiable qu'une consigne vague laissée à l'appréciation de Claude.

Ce que Claude doit être

Le premier bloc fixe le rôle et le cadre avant même que la conversation commence. Sur claude.ai, ce bloc n'apparaît pas comme un champ à part que l'on remplirait à chaque message : il vit dans les instructions d'un projet, un espace de travail qui réunit plusieurs conversations autour d'un même sujet. Une fois ces instructions écrites, Claude les applique à toutes les conversations ouvertes dans ce projet, sans qu'on ait besoin de les répéter à chaque fois. Ce bloc est ce que les concepteurs de Claude appellent, dans leur documentation technique, l'invite système : la consigne de fond qui oriente le ton et les priorités avant la première question.

Ce qui a déjà été dit, et ce qu'on demande maintenant

Le deuxième bloc est l'historique de la conversation en cours, chaque message envoyé et chaque réponse reçue depuis le début de l'échange. En coulisse, l'ensemble de cet historique est repris à chaque nouveau message, pas seulement la dernière phrase tapée. Une conversation qui dérive loin de son sujet initial alourdit donc ce bloc sans le clarifier, et une instruction donnée au tout début peut se diluer derrière des dizaines de messages qui ne la rappellent plus. Le troisième bloc est le message qu'on vient de taper : c'est le seul des trois qui change à chaque tour, et c'est aussi celui que l'on maîtrise le mieux, puisqu'on l'écrit à l'instant.

Instructions du projet (bloc 1) :
Vous aidez une coopérative agricole à rédiger des comptes rendus de réunion, clairs, en langage courant.

Message tapé dans la conversation (bloc 3) :
Rédigez un compte rendu de trois paragraphes à partir de ces notes : budget 2026 voté, embauche d'un salarié à mi-temps décidée, prochaine réunion fixée au 15 octobre.

Une demande précise dans le troisième bloc compense en partie un rôle mal défini dans le premier, mais l'inverse est également vrai : un rôle bien posé au départ allège ce qu'il faut redétailler à chaque nouvelle demande. Sans projet, le premier bloc se réduit souvent à la toute première phrase tapée, et il vaut alors la peine de l'écrire comme un rôle plutôt que comme une simple question. La leçon sur l'entraînement de Claude a introduit cette séparation en creux ; celle-ci la rend actionnable pour une conversation réelle.

Figure 1

Les trois blocs d'une demande, empilés à chaque message

Ce que Claude doit être
Posé une fois, dans les instructions du projet ou en tout début de conversation, et relu par chaque message qui suit.
Ce qui a déjà été dit
L'ensemble des messages et réponses échangés depuis le début de la conversation, repris en entier à chaque nouveau tour.
Ce qu'on demande maintenant
Le seul bloc qui change à chaque message, celui que l'on rédige à l'instant présent.
Le rôle reste en place d'un message à l'autre, l'historique s'allonge au fil de la conversation, et seule la demande change à chaque nouveau tour.
Calibrez vous-même

Un responsable associatif ouvre un projet Claude et inscrit dans ses instructions qu'il aide à rédiger des comptes rendus de réunion clairs pour une coopérative. Il tape ensuite, dans la conversation, la demande de rédiger un compte rendu à partir de notes prises pendant la réunion. Claude répond par un compte rendu de trois paragraphes en langage courant.

Écrivez en une phrase ce que cette situation établit, et en une phrase ce qu'elle n'établit pas.

Ce qu’il faut retenir
  • Sur claude.ai, le premier bloc, ce que Claude doit être, s'écrit dans les instructions d'un projet plutôt que dans un champ nommé à part, et il s'applique à toutes les conversations ouvertes dans ce projet.
  • En coulisse, l'ensemble de la conversation déjà échangée est repris à chaque nouveau message, ce qui explique pourquoi une conversation qui s'éloigne de son sujet dilue une instruction posée au début.
  • Le troisième bloc, la demande du moment, est le seul qui change à chaque tour, et sa précision compense en partie un rôle laissé flou en début de conversation.
  • Une conversation sans projet réduit souvent le premier bloc à la toute première phrase tapée, ce qui vaut la peine de l'écrire comme un rôle plutôt que comme une simple question.
À faire maintenant

Ouvrez une conversation Claude et écrivez en premier message un rôle d'une phrase pour votre activité, par exemple vous aidez une association à rédiger des courriers clairs, puis posez votre demande réelle dans le message suivant et comparez le résultat à ce que vous obtenez d'ordinaire sans cette première phrase.

Ce qui reste à vérifier

Ces points dépendent d’une interface ou d’une règle qui peut avoir changé depuis la rédaction. Vérifiez-les sur votre propre écran avant de vous y fier.

  • Vérifiez sur votre propre compte l'intitulé exact du champ où s'écrivent les instructions d'un projet : il peut différer légèrement de l'interface décrite ici selon la version de claude.ai que vous utilisez.
Vérifier à la source

Chaque affirmation datable de cette leçon renvoie ici au texte public qui la porte. Une source qui ne s’ouvre pas ne prouve rien.